Dimanche du Christ Roi 2020

Homélie

Sœurs et Frères,

            En ce dernier dimanche de l’année liturgique, l’Eglise célèbre le Christ Roi. Les lectures nous parlent donc de la royauté du Christ et de Dieu.

  • La première lecture d’Ezéchiel nous présente Dieu comme un berger qui veille sur son troupeau, qui cherche la brebis égarée, qui panse la brebis blessée.
  • La seconde lecture de Paul aux Corinthiens nous parle de la royauté du Christ ressuscité. Il donne la vie et il règne jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis ; le dernier ennemi étant la mort. Alors le Christ remettra son pouvoir royal à Dieu le Père.
  • L’évangile de Saint Matthieu – que nous connaissons bien – décrit le jugement final entre les « brebis » et les « chèvres ». Le fils de l’homme, le Roi siégeant sur son trône de gloire, explique que celui qui avait faim, l’étranger, le malade, le misérable, le prisonnier, c’est lui-même. Il y a un étrange mélange de gloire et d’humilité.

Cette royauté est infiniment modeste ; le royaume est la plus petite des graines ; le royaume n’est pas de ce monde !   Le roi offre sa vie pour nous sur la croix !

  • Dans l’évangile que nous venons d’entendre, le Christ nous dit : « celui qui a faim, celui est nu, celui qui est malade, celui qui est prisonnier, celui que l’on frappe, celui que l’on tue, c’est moi ». Il s’identifie à tout ce que nous avons l’habitude de mépriser.
  • Jésus est maître et Seigneur et pourtant, il lave les pieds de ses disciples, comme nous le rapporte l’évangile du Jeudi Saint.

Et pourtant, sa royauté est infiniment plus grande que nos royautés terrestres.

  • Nos royaumes ont un territoire et des frontières ; le royaume du Christ est universel
  • Nos royaumes sont passagers. L’histoire nous parle de nombreux royaumes disparus. Le règne du Christ est sans fin.
  • Les royaumes de ce monde imposent leur pouvoir par la contrainte, les punitions, la peur. Le règne du Christ grandit à l’intérieur de nous-mêmes dans la liberté ; c’est l’amour qui grandit en nos cœurs.
  • Les royaumes de ce monde produisent tous des exclus, des marginaux, des misérables qui voient de l’extérieur les privilégiés dans leur luxe.  Dans le royaume de Dieu personne n’est exclus et les pauvres, les laissés pour compte, les méprisés de notre monde ont la première place.

Nous pouvons continuer personnellement à comparer les royaumes de ce monde et le Royaume qui n’est pas de ce monde. Mais finalement, il restera une question que nous devons nous poser : de quel royaume sommes-nous citoyens ?  Qu’est-ce qui guide nos vies : les choix et les préférences de Jésus et de son royaume, ou bien les choix et les préférences des royaumes de ce monde appelés à disparaître ?  C’est à chacun de nous à trouver la réponse au fond de nos cœurs.

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