Pour vivre la fête de Pâques

Commençons par un chant pour partager ensemble la joie du Christ Ressuscité


Messe de Pâques 2020 – Jean 20,1-9

Le sabbat passé, Marie-Madeleine, se rend au tombeau de grand matin ; il faisait encore nuit. Arrivée sur place, elles s’aperçoit que la pierre a été roulée. Aussitôt, elle court trouver Simon-Pierre et Jean pour leur dire que le corps de Jésus a été enlevé du tombeau. Les deux disciples se rendent à leur tour sur les lieux en courant. Jean arrive le premier, mais n’ose pas entrer. Pierre qui arrive après, entre dans le tombeau et s’aperçoit que les linges mortuaires sont posés à plat et que le suaire est roulé à part. Jean, entre à son tour. « Il vit et il crut. » Que voit-il ? Rien d’autre que ce que Pierre a vu.

Pour Pierre comme pour Jean la vue du tombeau vide et des linges mortuaires posés à plat suffit à leur faire comprendre que selon l’Ecriture il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. Leur témoignage rapporté par l’évangéliste saint Jean nous place devant l’affirmation centrale de notre foi, mais aussi devant son point d’achoppement. Tous les jours les médias nous soumettent au spectacle de la mort et plus encore en ces jours de pandémie. Plus que jamais la mort est palpable. Elle se fait proche et plus fréquente que jamais. Et quand elle surgit brusquement à nos côtés, elle nous prive de tout lien avec un ami, un voisin, un collègue, un parent.

On ne peut en dire autant de la résurrection. Il ne nous suffit pas uniquement d’admettre que la vie cesse d’un côté pour resurgir ailleurs. Pour nous c’est Jésus en personne qui resurgit à une vie nouvelle après être passé par la mort. Il resurgit avec tout ce qui fait sa personnalité. Comme le dit saint Paul dans 1 Co il y a plusieurs manières d’être corps, d’être homme. Le ressuscité, dans tous les récits de résurrection apparait comme étant à la fois le même et pas le même. Notre foi en la résurrection consiste à reconnaître que Dieu est vraiment avec nous jusque dans la mort et qu’il nous en sort pour nous faire entrer dans la vie éternelle. Mais nous ne pouvons rien dire sur le « comment » pour la simple raison que nous ne savons rien de ce qu’est un corps ressuscité.

« Rappelez-vous ce qu’il vous a dit quand il était encore en Galilée : il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et que le troisième jour il ressuscite. » Il ne suffisait pas que le Christ retourne vers le Père, il fallait aussi qu’il se relève d’une mort réelle ou , comme le dit l’épître aux Ephésiens qu’ « il descende au plus bas pour monter au plus haut » Il est allé chercher la mort au plus bas (aux enfers) pour prendre avec lui notre mort. Même si, à cause de notre péché, nous « descendons aux enfers » nous y trouverons le Christ venu nous ressaisir. A cause de notre péché et parce qu’il nous laisse libre de nos actes, Dieu ne peut nous épargner la mort. Mais notre mort si elle nous dominait définitivement serait aussi la mort de Dieu créateur. Or, ça c’est impossible. Dieu ne peut se renier lui-même. C’est la raison pour laquelle le Christ est le premier à se relever d’entre les morts. Il est le premier né d’une humanité nouvelle qui va au-delà de l’échec de notre violence pour nous ramener à la vie.

Eugène BURNAND (1850-1921)
Les disciples Pierre et Jean courant au tombeau

le matin de la résurrection, 1898

Jn 20.03 Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau.04 Ils couraient tous les deux ensemble.

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